Ézoah, immemoria et Ténébria



Il y a quelques mois, je m’approchais de la fin de mon marathon Pratchett, et j’allais me retrouver sans livre à lire, alors, je suis allé dans quelques librairies, et j’ai pioché un peu au hasard.
Je suis tombé sur ézoah, un livre «pour enfants», enfin, on peut le lire à un enfant, et ça lui plaira. Maintenant, ça plaira aussi à un adulte (enfin, un adulte qui n’a pas décidé qu’il était trop grand pour lire un livre comme ça, genre, comme moi) parce que rien que dans le premier tome, il doit y avoir plus d’une centaine de références à des chansons, et il doit y en avoir autant dans chacun des deux tomes suivants. Toutes ces références, enfin, celles que j’ai vu, m’ont souvent fait relire deux ou trois phrases pour être sur que, «ah, si, ils ont osé», et m’ont en général beaucoup fait rire.
Hum, qu’est ce que je voulais vous dire déjà, ah, oui…
Donc, le premier tome nous raconte comment, depuis le plus haut donjon de son château, Elder, le vieux Gardien est fatigué, ses mondes se détraquent, pour tout réparer, il lui faudrait rêver, mais son esprit n’y est plus. Tout au long du livre, on verra son château se délabrer et tendre des pièges aux Envoyés, des êtres, un par monde, qui sont là pour protéger le Gardien.
Dans ce livre, nous allons aussi découvrir une petite espagnole, Ézoah, 8 ans, qui, au début, ne comprends pas trop ce qu’elle fait là, mais qui se rends compte qu’elle arrive a bizardouiller des trucbidules, comme une araignée bergère de meubles sauvages (quoi de plus normal dans le mondes des animaux) a base de morceaux de métal, et qui se balade donc toujours avec un sac plein de trucs et de bidules qu’elle ramasse un peu partout. Elle finit par se rendre compte qu’elle va devoir faire quelque chose pour sauver le monde sur lequel elle a atterrie. Elle se lance donc à la recherche de la capitale, mais les choses se détraquent, et elle tombe dans un passage entre les mondes et se retrouve dans le monde de l’inverse et y rencontre l’Appelé de ce monde là, Sven, 10 ans, suédois et intello…
Elle va comme ça tout au long du premier tome et du deuxième passer de monde en monde, a chaque fois, y rencontrer un Appelé, toujours, en échappant de peu a une mort certaine, ou a tant de choses, je ne vais pas tout vous raconter non plus. Le deuxième tome se termine un peu tragiquement, tous les Appelés, qui ont été séparés, puis qui se retrouvent en un même lieu, et suite a une bataille endiablée, l’un d’entre eux meurt, et les survivants deviennent ensorcelés par la maléfique Ténébria qui n’a qu’une envie, faire disparaître toutes les lunes, et faire venir les ténèbres partout.
Dans le troisième tome, elle envoie donc les Appelés lui construire un palais, chacun dans son monde d’origine, mais, les mondes, qui ont plus d’un tour dans leur sac, possèdent chacun un Sage, ces Sages vont adouber les Appelés. Les appelés vont alors changer leur mission et se mettre à reconstruire les mondes, a les réinventer plutôt.
La deuxième partie de ce tome raconte ensuite la bataille infernale entre les armées de tous les mondes contre l’armée maléfique de Ténébria et son monde Obscur. Une bataille acharnée ou beaucoup périront. Mais grâce a leurs pouvoirs magiques, ils finissent par en venir à bout. (C’est un livre pour enfants, rappelez vous.)
J’ai pris beaucoup de plaisir à lire cette trilogie, c’est rafraîchissant, jeune, frais, et tout.
Posté par Mathieu Arnold le mardi 27 novembre 2007 à 00:05
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Commentaires
Je ne vous parlerai pas de ma vie, c'est rare quand ça m'arrive. Deux-trois mots suffiront, y a pas grand-chose à dire : passé trente ans et déjà, du moins j'imagine, je n'aurai jamais mon nom dans les magazines. Pas grave, on me l'a montré (ainsi que celui de Maxime Fontaine) dans votre blog, ça compense !
Je vous remercie pour votre enthousiasme et votre sens de la chansonnette. Vous avez beaucoup de goût, même si c'est structurellement très antisubjectif. Après une telle critique, je ne peux que vous souhaiter que votre gling fasse chpof. J'espère que ma prochaine trilogie, à paraître chez Lito, vous plaira autant. Mais je ne vous parlerai pas d'elle - elle est à côté de moi quand je me réveille, elle a sûrement un contrat avec mon réveil...
Musico-littérairement vôtre,
Bertrand Ferrier.
PS : et si vous aimez fredonner, jetez donc un oeil à "Gling !" (Le Livre de Poche Jeunesse), que j'ai aussi co-écrit et qui devrait vous amuser quelque temps itou, à moins que vous n'aimiez pas avoir la (francis) banane comme soufflée d'une sarbacane.